Des murs

  • Proposé par : Partido Verde Ecologista de Mexico (Mexique), Green Party United States (USA), Les Verts suisse/Die Gruenen (Suisse), EELV-Les Verts France (France)
  • Adopté lors du 4e Congrès mondial des Verts, Liverpool 2017

Préambule:

  • Le principe de justice sociale, énoncé dans la Charte des Verts mondiaux, exige une nouvelle vision de la citoyenneté fondée sur l'égalité des droits pour tous les individus, sans distinction de sexe, de race, d'âge, de religion, de classe, d'origine ethnique ou nationale, d'orientation sexuelle, de handicap, de richesse ou de santé. . 
  • Le principe de non-violence, énoncé dans la Charte des Verts mondiaux, exige d'éliminer les causes de la guerre en comprenant et en respectant les autres cultures, en éradiquant le racisme, en promouvant la liberté et la démocratie et en mettant fin à la pauvreté mondiale. 
  • Le point 6.2 de l'action politique sur les droits de l'homme, énoncé dans la Charte des Verts mondiaux, appelle les Verts à condamner toutes les dictatures et tous les régimes qui nient les droits de l'homme, quelles que soient leurs revendications politiques.

Texte opérationnel :

Les Verts mondiaux condamnent la construction d'un mur entre les États-Unis et le Mexique.

Les Verts mondiaux condamnent également tous les autres murs existants qui sont devenus des barrières mentales, des représentations physiques du racisme, de la xénophobie et de la discrimination. Parmi eux, le mur de séparation en Cisjordanie occupée construit par Israël pour assujettir les Palestiniens dans le cadre de leur politique d'apartheid ; la clôture de la Hongrie le long de toute sa frontière avec la Serbie afin de bloquer les réfugiés fuyant la crise syrienne ; et les politiques de l'Australie en mer interceptant les réfugiés envoyés dans des centres de détention offshore afin d'empêcher les demandeurs d'asile d'atteindre le continent australien. Les écologistes mondiaux condamnent également les firmes transnationales, comme Lafargue-Holcim, qui font des bénéfices et des profits en construisant ces murs de la honte.

Les Verts du monde sont particulièrement préoccupés par l'élection de Trump et la montée du suprémacisme blanc, le populisme de droite aux États-Unis. Les Verts mondiaux condamnent les interdictions de voyager imposées par le président Trump comme étant racistes, islamophobes et violant les droits de l'homme et le droit international.

Pendant des décennies et en particulier pendant la guerre froide, qui a divisé l'Europe, les partis et mouvements verts ont proposé une alternative à la politique de la peur et de la haine. Nous sommes un mouvement basé sur l'empathie et la solidarité envers nos semblables et sur la vision de l'humanité comme faisant partie intégrante de l'écologie mondiale.

L'humanité est confrontée à de nombreux défis profonds. Littéralement, des milliards de personnes ne satisfont pas leurs besoins humains fondamentaux et leurs droits humains. Beaucoup d'entre eux envisagent déjà des politiques vertes de solidarité comme des options concrètes.

En 2016 en Autriche, le vert Alexander Van der Bellen a été élu président dans une course à deux contre un candidat d'extrême droite anti-immigrés. Le 15 mars 2017 aux Pays-Bas, le Parti vert Groen Links a remporté un total historique de 14 sièges au Parlement néerlandais, étant un acteur majeur de la campagne électorale pour empêcher la victoire pure et simple du parti d'extrême droite anti-immigrés.

Ces succès démontrent qu'il est possible de gagner des batailles contre la haine et la peur, favorisant la chute de tous les murs séparant l'humanité. 

Arrière-plan:

  • La politique étrangère des États-Unis a subi des changements majeurs depuis l'entrée en fonction du président Donald Trump le 20 janvier 2017. 
  • Le 25 janvier, le président Trump a signé le décret exécutif "Améliorations de la sécurité des frontières et de l'immigration", qui comprend la construction immédiate d'un mur physique à la frontière avec le Mexique. 
  • Depuis la campagne présidentielle, M. Trump a exprimé son intention de faire payer le Mexique pour le mur frontalier, provoquant des tensions qui vont au-delà des deux nations. 
  • Parmi les autres actions récentes du président Trump, citons l'interdiction temporaire de voyager dans sept pays à majorité musulmane et la tentative d'autoriser la discrimination anti-LGBTQ fondée sur la croyance religieuse. 
  • Ces actions représentent une violation flagrante des droits de l'homme et ont été condamnées par plusieurs dirigeants mondiaux. Il est temps que les Verts prennent position sur cette question.
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